Saint Jérôme

Blog de nine :Instants d' art, Saint Jérôme

 

Un homme magicien qui fait valser les mots
Tourterelles apeurées, balancées dans le vent
Une plume lâchée au plaisir du courant
Les prend au dépourvu, couchés sur le papier
Images colorées de ses jeunes années
Quand il allait jonglant par les monts par les vaux
 
 
Venue du temps des longs voyages exotiques
Sa jeunesse tranchait les rayons du soleil
Forgeron de désirs aux milliers d'étincelles
Tenant l'âme des gens dans le creux de sa main
Il modelait la vie en forme de demain
Bouquet universel à la saveur unique
 
 
Des phrases en rubans s'enroulent sous ses doigts
Sur des feuilles volantes au soir éparpillées
Des contes inconnus de fantômes oubliés
Égarés à jamais dans les couloirs du temps
La légende perdue du cerf au manteau blanc...
Il est mémoire vive et fontaine de joie
 
 
Il a toutes les clés, il a tous les pouvoirs
L'élégance du verbe, élixir éternel
Les rêves d'autres parts brodés dans la dentelle
Que l'on lit à voix basse, vertige quotidien
Il offre à l'infini le début et la fin
Le livre-vérité, enchères pour l'espoir
 
Alchimiste devin
Frère de Peter Pan
Maïtre des voluptés
Et des alexandrins
De poème en roman
De fables en essais
Il parsème nos vies de multiples merveilles
 
 
L'écrivain...
 
 
~
Poème de Lady Danie
 

Peinture d'après Jean Honoré Fragonard.

Acrylique sur bois.

~

Nine

lundi 25 mars 2013 08:31 , dans peinture


La forêt

 

Blog de nine : Instants d' art, La forêt

 

La forêt était douce.

Parfois en émanaient, d’une essence magique
La fragrance épicée, la senteur enivrante
Qui toujours me rendaient éblouie, souriante.
Et mes pas déposés aux ombres fantastiques

Sur un tapis de mousse

Troublaient, silencieux

La vie de ces grands pins dont les palmes rêveuses
Caressées par le vent, s’élançaient vers le ciel
Puis, changeant de chemin, comme un battement d’ailes
Avaient ce mouvement – lenteur délicieuse

Que souvent ont les vieux.

Ô ! nature sauvage

Qui au loin me livrait la mélodie de l’eau
Cascadant sur la roche au gré des fadarelles
Imprévisibles fées qu’on imagine belles
Agitant quelque cloche au hasard du ruisseau

Pour dire leur message.

Parées de tourmaline

Elles dansent la nuit, cependant que tout dort.
On ne sait leur aspect, mais au fond de son âme
On les voit, à minuit, chuchoter quelque drame
Préparant en secret l’habileté des sorts

Qu’elles jettent, coquines

… Cruauté de l’ondine !

~

Nine

Blog de nine : Instants d' art, La forêt

 

vendredi 15 mars 2013 11:45 , dans Mots


Être en silence

Blog de nine :Instants d' art, Être en silence

 



Silence, il fait doux sous les hêtres
Essence et bruissement de fleurs
Les battements lents de mon cœur
Se taisent au miroir de l’être.

Silence à l’ombre du feuillage
Les sens en sursis, essaimés
Aux quatre vents, dont l’alizé
- Sur sa paume erre mon visage -

Embaume ma chair esseulée.
Distance. Recueil. Disparaître.
L’encens se dissout pour renaître
Au paysage imaginé.

Le long du fleuve lent qui danse
Et murmure ses clapotis
Mon âme meurt, se meut, revit
Au gré de l’eau les maux se pansent…

Mensonges baignés dans l’oubli
Comme roseaux, sages et frais
Souvenirs tus, rêves muets
Vains messages évanouis.

Silence, il fait doux sur le fleuve
Immense est son consentement
À dérouler son beau ruban
Paresseux, auquel je m’abreuve.

Bain de liqueur au fond des yeux
Opalescence des couleurs
Calme pensée vide de heurt
Qu’un vert de gris noie dans le bleu.

Vacance sur reflets d’argent
Plus un son au creux de la vague.

Une réflexion qu’on élague
La patience est un mouvement

Le repos, un puits d’ignorance
Où le bruit n’a pas raison d’être.

L’abri n’a ni toit ni fenêtre
L’ami vous y suit en silence.

~

Nine

jeudi 14 mars 2013 07:51 , dans Mots


Artiste !

Blog de nine :Instants d' art, Artiste !

 

Une interprétation du Portrait d'un jeune artiste, de Jean-Honoré Fragonard, à défaut d'être une fidèle copie.

Acrylique sur toile coton, format A4.

~

Nine

mercredi 06 mars 2013 15:53 , dans peinture


Rouge de son plein gré

Blog de nine :Instants d' art, Rouge de son plein gré

 

 

J’avais un capuchon dans mes primes années
Rouge de son plein gré, avec joli pompon
J’allais les bois, les prés, recherchant l’horizon
Où les fleurs, les flocons, vivent en amitié.


M’arrêtant près d’un mas pour taper la causette
Avec une alouette que vent emporta
Comme toutes les miettes tombées ça et là
D’un gâteau de colza, soleil de mes mirettes…


Cueillant le guilledou, cette herbe rare et fière
Qui pousse dans la terre ainsi que sait mon Loup
Qui me l’a dit hier ; j’étais sur ses genoux
Dans ce havre d’époux , cette même clairière…


Ôtant mon capuchon rouge de son plein gré
Nous avions même gré, c’était là le pompon !
Celui de s’allonger de commun horizon
Sans aucun chaperon qui nous puisse empêcher.


Ma robe avec regrets perdit quelques boutons
Que le mœurs fanfaron de sieur Loup mon aimé
Et les vents à foison venus pour l’y aider
Fit s’ôter de bon gré, malgré les dira-t-on.


Grenouilles, qui chantiez près des coquelicots
Cependant qu’abonde eau dans quelque bénitier
Fougère, aviez bon dos, pour mes ébats premiers
Avec Loup, qui m’aimiez sous le chant des oiseaux !

 

~


Nine

mardi 05 mars 2013 08:03 , dans Mots


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