Ailleurs est un soleil d'emblée

Blog de nine : Instants d' art, Ailleurs est un soleil d'emblée

 

Les clapotis de l'eau et les reflets d'argent sur les vagues frissons et la barque qui glisse et les miroitements sur la surface étale..

 

L'horizon qui s’immisce aux couleurs de pétale et le balancement, comme dans un berceau qui vogue sur l'or pâle, et le sable grisant des ardeurs de métal où reposent la rose et  l’alluvion gisant, songes sous les roseaux agités au levant..

 

Comme une plume au vent, ce délicat rideau et les rides de l'eau sont des voiles rêvant aux reflets sur les ondes.

 

Puisse la terre aronde alléger le tourment d’un revers de médaille !

 

Je me chargerai du détail et des vaines vicissitudes.

 

De l’horizontale brisée dans l’interlude au chant létal.

 

De la révolution des blés lorsque les temps sont en couleurs.

 

De la respiration du cœur, sépales en désuétude.

 

Du sel dont la grande marée aux goémons fait un prélude.

 

Encore un jour encore une heure et nous nous serons oubliés.
De grand chemin en pis-aller, de l'allée du roi à demain dans le dédale des erreurs, à l'aube est un nouveau chantier.


Laissons ici les haut-le-cœur, les excavations de l'effroi, ailleurs est un soleil d'emblée.

 

N’ayons plus froid ni plus amer, les pastorales naufragées survivent aux tréfonds des mers.

 

Votre très obligée vestale.

 



 

Blog de nine : Instants d' art, Ailleurs est un soleil d'emblée

 Nine, le 15 mars 2014

 

dimanche 30 mars 2014 16:56 , dans Mots


Symphonie pour un nouveau monde

Blog de nine : Instants d' art, Symphonie pour un nouveau monde

 

Connaissance par les gouffres et les fonds abyssaux, par les maux de l’enfer où n’est rien qui ne souffre.
Transparence de l’eau sur dépoli de verre, âme précipitée sur un débris d’enfance, on déterre l’oiseau dont le gracile envol a fendu la poussière.
On fouille parmi les copeaux les résidus de l’élégance.


Ses ailes sans velléité se sont épuisées sur le sol. Elles fredonnent en douleur et l’inconnu que mon corps saigne chante le même chant solaire. On ne sait ni qui ni de quoi, ni pourquoi le vent nous enseigne.
Ni quand il souffle à contrecoeur, arrachant une plainte amère au silence du désarroi.
Ni comment survivre aux gravats.
Ni où se sont amenuisées les résidus d’âmes sommaires.

Les décombres sont aléas dans nos mémoires en béance.


Mais on réveille les statues qui de leur sommeil lapidaire ont capté l’aurore des nues, la géométrie de l’errance et les fragrances éperdues.

Mais on se rue dans les artères aux véhémences dissolues, aux assiduités en substance, où les démences sans issue réveillent un charivari.

Mais on repeint l’imaginaire aux couleurs de nos rêveries, nuancier aux tons infinis, vermeil et garance mêlés pour les scories et les blessures, indigo pour nos aventures.


Si naître nous fut enduré, renaître arrive à grands fracas sous la lumière des étoiles.


Reléguons pertes et tracas aux rares vertus de l’oubli.


Hissons les voiles !


Symphonie pour un nouveau monde où les chaînes sont déchaînées.


Où l’aube est blonde, débridée.





Blog de nine : Instants d' art, Symphonie pour un nouveau monde

Nine le 14 février 2014

 

mercredi 19 mars 2014 15:34 , dans Mots


À ma frangine

Blog de nine : Instants d' art, À ma frangine

Du plus loin que souffle un murmure à l’orée d’un autre regard, j’avais peur du plus pur hasard et de l’hébétude des nuits.

De similitude en ennui puis de conjecture en silence, on imagine, on se figure avant que d’être


- désuétude de l’armure -
un sursaut de l’évanescence.


À ma frangine de l’aurore et de la pluie les nuages frangés d’écume et l’amertume du décor lorsque paraître se résume aux fantômes ressuscités.
De pas de danse en révérence ils sont l’essence du vertige.
Ils tiennent le haut du pavé quand nos âmes toujours se figent.


Ils sont nos songes oubliés quand les oublis toujours nous songent.
Quand de mensonge en mascarade on s’improvise funambule.


Aux camarades dégrisés, prestiges d’un conciliabule, mes aubes lentes et brisées, mes matinales orangées et le bonheur comme une brise.


À ma frangine sous le vent, le gréement de mes oiseaux, leurs ailes, duvet et rémiges.


Aux poteaux des estaminets les vestiges de mon tourment, l’exhalaison de mes regrets.


À ma frangine de papier que désintègre la raison, mes crépuscules calcinés, mes navires arraisonnés dont la voile toujours hissée touche l’illusion d’un empire.
Mes cauchemars azimutés et mes plongeons dans les abysses.
Aux rêveurs de tout acabit les rêveries et les délices.
Les avaries dans la coulisse.


Aux complices, félicité !




 

Blog de nine : Instants d' art, À ma frangine

 Nine, le 8 février 2014

vendredi 14 mars 2014 16:49 , dans Mots


Dézingué

Blog de nine : Instants d' art, Dézingué

 


Aujourd'hui ça repart en parfait dézingué, des stances à l'existence, distance de rigueur, quelque part entre cœur et liqueur sans égal, je régale au jugé.. Décoction d'astragale, buvez.. C'est de rancœur !

La mygale est perfide et je vois dans ses yeux l'insipide et l'enjeu, le reste et les oublis, lorsque l'amer du paradis fait un fourbi de toute étoile, hisse la voile hausse le son, la mer étale à l'horizon confond les sens et réverbère un soleil pâle, opalescence des couleurs, chœur éphémère et grand silence..

.. à l'abandon.

Au soubassement des ramures je vous rassure en dix arpents, l’aventure a mille remparts, la ville rend un long frisson derrière les murs où l’or de ma raison s’égare, où le corps sépare les saisons en grand décor sous le costume.

Je vous fais grâce du posthume, il est d’hier à l’infini.

L’hier et la fleur se consument.

Les traces de pas dans la brume et les oiseaux rêvent délit.
La peur a l’aube d’un pétale et le fruit couleur de rivière a surit, douceur délétère.


Nous reparlerons du message, il s’est noyé hors de propos dans le visage où tout s’achève, au dernier regard de la grève, au premier rouleau sur la plage, au premier mot dans le miroir.

Un déshabillé de poussière avait la douleur de l’armoire, je l’ai croisé dans les couloirs au plus profond de la misère.
Cousu de noir au blanc d’hiver, soie sauvage aux drapés couture, déchirure et dentelle en soi, je n’ai jamais su la manière..

.. Le désespoir est un augure.

Requiem pour mes traversées quand la paroi n’a de distance qu’un immense désarroi, les orgues lentes à pleine église ont les ambitions d’une brise et l’écho me revient en thème.

Les variations que vent capture ont les débris d'un harmonique, la clique me suit et parsème un diadème mordoré.

Je le jure et le revendique.

Aux abris ! Les ailes pliées, couverts du manteau d’imposture.

Le pénultième de mes maux sera la dernière folie.

Blog de nine : Instants d' art, Dézingué

Nine, le 3 février 2014

mardi 04 mars 2014 17:25 , dans Mots


Une liqueur à ma bouche

Blog de nine : Instants d' art, Une liqueur à ma bouche

 

 

Quand j’accoste tes berges tendres
Et pose ma main
Je vois des soleils se répandre
Sur l’or de tes reins.


Ton cœur sur mon cœur en sommeil
Coule comme une eau
À la fois changeante et pareille
Par monts et par vaux.


Les grains sur ta peau que je touche
- Sable limoneux
Sont une liqueur à ma bouche
Pire qu’un aveu.


À l’aube où les chevaux de frise
Joignent leur destin
Je berce encore et je m’enlise
D’étranges desseins.


Et ta mouvante silhouette
En rêves épars
Danse danse à travers ma tête
Au fil d’un rempart.


On dirait un théâtre d’ombre
Et de feux follets
  Où le satin de la pénombre
Baigne un corps moiré.

 

 

Blog de nine : Instants d' art, Une liqueur à ma bouche

Nine, le 18 10 2013

 

 

lundi 21 octobre 2013 08:00 , dans Mots


|

ouvrir la barre
fermer la barre

Vous devez être connecté pour écrire un message à nine

Vous devez être connecté pour ajouter nine à vos amis

 
Créer un blog