L'inventaire sur l'échafaud

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Dès la première heure il y eut maldonne

Erreur sur la personne,

Discorde, absence et manquement.

Un leurre, un tourment, un malentendu économe de sens, une déconvenue sur la corde semblable.




Treize convives à table et laquais en expectative, une seule place au banquet, quelques heurts au sein de la horde, une hypothèse dans les yeux,

Non lieu, non avenu, silence s’en suivit.




Une parenthèse ouverte à tous vents et des nuées d’engoulevents défrayant la toile des cieux d’un curieux bouquet de passions.


Équivoque sans sommation, visages stupéfaits, l’onde de choc eut un effet d’apothéose.




Ambition sursitaire auréolée de lune, on voulut l’art et la manière en parfait virtuose,

La fortune au cours du voyage et le soleil sur la lagune.





On eut le tiers, le quart, et le sommeil sur la lacune. On remit au hasard les chimères,

L'inventaire sur l'échafaud.



On eut des rencards de tripot,

L’aventure au bout du rouleau, les créneaux du fond de l’ornière à la démesure du pot,

Mais les échos de la lumière…





Mais les échos de la lumière, âmes désenchantées !

La lueur de l’orient, suave et si sucrée.



Âmes incarnées, l’horizon brillera bientôt, les oiseaux se dévoileront.

Les rives auront des reflets nacrés, rêves de papier, songes de poussière et balancements. Goélands et lente dérive, envol vertical.



L’idéal compose à l’or des paupières.

Une pause, un soupir au creux de la vague et l’ombre divague.





Souvenirs limpides du soir, ô sombres clartés !





Ô, larmes arides,

Des rides lactées sur le désespoir.



















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Nine, le 1er novembre 2014








jeudi 06 novembre 2014 14:48 , dans Mots


Un angle mort

Blog de nine : Instants d' art, Un angle mort

 

 

Voici l’instant crépusculaire,
Carnage majuscule aux teintes aurifères.





Aux sanglots de lumière et garance noyés, voyage interloqué de songes canicule, immense fatras de couleurs , paysage adorné d’oripeaux incarnats.


Voici l’heure du rendez-vous, vent debout, livrée d’apparat, des remous dans les éléments, corridors enivrés que dore le soleil avant de se dissoudre.



Liqueur vermeil, astre de sang,

Reflets incohérents sur les nuages gris, c’est de la poudre aux yeux, de l’esprit prétentieux, foudre sans sommation d’un vibrant maquillage.


L’horizon s’étale au-delà du flou, toute certitude abolie.


Vicissitudes garanties, de partout s’insinuent l’onde de tourmente et les avaries.


Navires ombrageux que hantent des noyés, hères endoloris, vagabonds de papier dont les rides posthumes ont d’ardentes lueurs.


À l’instar des adieux, la houle est déchaînée, l’écume véhémente, les sueurs intrépides.

L’amer liquide se consume, et se consume encor.






Vint alors un vaisseau, brûlant les feux de mille ports

Aux regards oublieux.

Le gréement revêtit un costume de grâce.


Fugace déploiement des ailes dans l’espace aux ombres ajournées, flottement dans la nasse où les rêves échouent, lent déferlement de ballets.


Comme des albatros dans un estaminet, voiles éberluées sur le sol, en ocelle, âmes désincarnées d’une langueur d’exil, sans une île pour se poser.

Sans un archipel, oiseaux privés d’envol, au plumage fauve et de nacre, ainsi qu’un coquillage abandonné des cieux.


Comme un simulacre princier, leur beauté s’évapore au fil de la désolation.

Compassés et frileux, vestiges sans raison, images engluées parmi les goémons, sémaphores éteints,




Ô funeste destin !




Ils se ruèrent affolés dans le crachin d’hiver, dans le froid des embruns.



L’atmosphère exhalait un parfum délétère.






Vinrent alors un pâle réverbère, un angle mort et sans mystère.


Une étoile factice,


Nécessaire prémisse à l’orée de l'ennui.





Ténèbres sur le port..


Sans aurore, sans nuit.

















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Nine, le 8 octobre 2014

 

 

 

 

 

 

 

 

 

dimanche 02 novembre 2014 09:40 , dans Mots


Une révérence aux totems

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De ces ineptes causeries l’on retiendra le crépuscule.



Lorsque les dieux sans majuscule, aux bizarreries ampoulées, auront abandonné la vigueur du précepte, impérative et péremptoire, aux seules âmes tourmentées.
À l’incrédulité des lieux déboussolés de perspectives.
Aux décombres noirs, funambules.
Aux joies lactées d’ombres cursives.



Lorsque des êtres aberrants iront errant en de lointains attentatoires,
Iront éviscérés, sans yeux, indivis et divins, cohorte sans emblème aux rêves obscurcis,
absoudre le silence.




Lorsque des êtres raréfiés iront où tout chancelle, en deçà du vivant, en un vibrant réquisitoire, en découdre avec le destin d’un pas de danse déchaîné.




D’une révérence aux totems, résoudre l’harmonie dans la fierté de l’onde.



Las et laissant leurs exuvies se dissoudre dans la clarté ; naissant, inutile folie, aux fébriles matins du monde.


Foulant au pied un sol d’opale où les horizons se confondent,


Où de pâles allégories, déchirures dans le papier, font un ciel de toute envergure, aquarelle aux teintes mêlées que dévorent des griseries.




À quelques encablures au-delà du réel, déterrant des trésors de guerre,



D’un essaim volatil vers un vent de chaos, ceux-là vous tourneront le dos, lapidaires, dressés ainsi que stèles funéraires.


On entendra sourdre l’écho comme endolori de leurs voix, comme aux profondeurs d’un beffroi, d’avantage enhardies qu’anémiées par l’effroi.


D’avantage passion que fêlure, elles mènent à la curée, sans embarcation, sans augure, aussi sûrement qu’un adieu.






J’avais encor un peu de la liqueur des cieux diluée dans mes rêves.



Et l’illusion que tout s’achève en un battement d’ailes.




De l’aventure au désespoir il n’est qu’un cheveu



Que crèvent le soir et l’inattention.



Vitre mouchetée de rouge et de moire



Et cœur d’hirondelle.













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Nine, le 1er octobre 2014

 

 

 

 

samedi 11 octobre 2014 19:12 , dans Mots


Les noces désossées

Blog de nine : Instants d' art, Les noces désossées

 

Ô beauté d’un regard !
Dont les cernes bleutés sont vaines occurrences.
Dont l’hiver, mon amour, a désenchanté la gangrène. À bien d’autres égards les statues sont humaines
Et les hommes barbares.



La lumière a dégringolé des ajours, désolation des yeux en sternes mazoutées dont les contours achèvent un langage.
Animal encensoir que l’irrésolution sublime en volutes lactées.






Le crime eut un tempo parfait.

Ô que l’âme varie, ô que l’abîme est noir ! Aléas de l’histoire ou défaut de l’image, on vit se ramasser les convives repus.

Puis les époux se sont défaits.

Corps aussitôt rompus, ils erraient sans usage, une avarie de la mémoire, une acrimonie primitive en breloque autour de leur cou.



Comme des chandeliers dont la flamme vive s’ébroue, drapés de loques ambiguës dont l’étoffe brodée n’a de fil qu’un espoir que l’on endosse au débotté.



Ainsi, ces noces désossées, ces reliefs impromptus, dames interloquées, saisissantes, chétives, qu’un féroce hasard retient encor debout.



Ainsi ces géantes passives dont les griefs sont des bâtards, qui n’ont d’âme sous les verrous qu’au regard d’archives tronquées.



Ainsi cette biche véloce, tranchée dans son fief et prostrée , sans perspective au fond des yeux.






Le crime eut un effet curieux.

Sans curare au bout de la flèche, il a fallu prouver l’innocuité de l’artifice. On s’embarrassa de novices afin que soient vendue la mèche,

L’atroce beauté des adieux et l’oxymore invalidés.



Ô chœur divin de l’orgue aux arias défenestrées !

Ô liqueurs des calices

Et festins engloutis !





Délices interdits..

Amer régurgité.









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Nine, le 18 semptembre 2014

 

 

 

 

 

 

 

 

lundi 06 octobre 2014 11:10 , dans Mots


Les abattis y afférents

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Il ne tint qu’à un fil, un aveu sur l’ouvrage.


Un battement de cils au bord d’un coquillage, une broderie sur l’histoire.


Un marque-page enseveli sous les poussières de mémoire, le pétale froissé d’une âme anéantie..





Confetti de papier, phalène échevelée volant autour de la lumière, elle est cet à-peu-près dans le grand fourre-tout.
Un léger flou sur ses effets, la chimère est au rendez-vous
Inconnue fleurie des décombres
Où la pénombre s’insinue.


Abscisses ordonnées en leurres convenus, ce qui relève peu ou prou de l’évasion est une exhalaison de rêve à relativiser l’amer en nombre de grèves infâmes,


En ombres gênées sur le drame, en de vagues dames fardées que les nuages bleus résolvent.


Que de très sombres eaux dissolvent.








On fit de la mer un tombeau dont les voiles claquaient au vent dans un déferlement d’étoiles.
Puis on balaya les oiseaux.







Il fut question de quotidien, de ces aboutissants ne tenant plus à rien, abasourdis de cécité.
De ces atermoiements aux entractes tronqués, du silence sans qualité qui s’appesantit sur les choses.


Absence virtuose en costume de scène où se dénoue la trame, incohérence humaine où la marée déclame une prose asthmatique.


Le visage est un cloître aux harmoniques écorchés.


Paysage amputé de ses champs sémantiques,
Carnage inachevé sous une pluie démente, insondables remous aux goémons arraisonnés, prélude en deçà des tourmentes
Masque parcheminé d’immenses solitudes
Le mariage fut ajourné.


D’un éclat sauvage des yeux, il s’en fallut de peu que l’on en vînt au sang.







Tumultueusement


L’aile flapie d’un corps convalescent



Un adieu blême, sans époux




Un argument sur les genoux






Les abattis y afférents.

 

 

 

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Nine, le 7 septembre 2014

jeudi 02 octobre 2014 14:02 , dans Mots


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