Une révérence aux totems

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De ces ineptes causeries l’on retiendra le crépuscule.



Lorsque les dieux sans majuscule, aux bizarreries ampoulées, auront abandonné la vigueur du précepte, impérative et péremptoire, aux seules âmes tourmentées.
À l’incrédulité des lieux déboussolés de perspectives.
Aux décombres noirs, funambules.
Aux joies lactées d’ombres cursives.



Lorsque des êtres aberrants iront errant en de lointains attentatoires,
Iront éviscérés, sans yeux, indivis et divins, cohorte sans emblème aux rêves obscurcis,
absoudre le silence.




Lorsque des êtres raréfiés iront où tout chancelle, en deçà du vivant, en un vibrant réquisitoire, en découdre avec le destin d’un pas de danse déchaîné.




D’une révérence aux totems, résoudre l’harmonie dans la fierté de l’onde.



Las et laissant leurs exuvies se dissoudre dans la clarté ; naissant, inutile folie, aux fébriles matins du monde.


Foulant au pied un sol d’opale où les horizons se confondent,


Où de pâles allégories, déchirures dans le papier, font un ciel de toute envergure, aquarelle aux teintes mêlées que dévorent des griseries.




À quelques encablures au-delà du réel, déterrant des trésors de guerre,



D’un essaim volatil vers un vent de chaos, ceux-là vous tourneront le dos, lapidaires, dressés ainsi que stèles funéraires.


On entendra sourdre l’écho comme endolori de leurs voix, comme aux profondeurs d’un beffroi, d’avantage enhardies qu’anémiées par l’effroi.


D’avantage passion que fêlure, elles mènent à la curée, sans embarcation, sans augure, aussi sûrement qu’un adieu.






J’avais encor un peu de la liqueur des cieux diluée dans mes rêves.



Et l’illusion que tout s’achève en un battement d’ailes.




De l’aventure au désespoir il n’est qu’un cheveu



Que crèvent le soir et l’inattention.



Vitre mouchetée de rouge et de moire



Et cœur d’hirondelle.













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Nine, le 1er octobre 2014

 

 

 

 

samedi 11 octobre 2014 19:12 , dans Mots


Les noces désossées

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Ô beauté d’un regard !
Dont les cernes bleutés sont vaines occurrences.
Dont l’hiver, mon amour, a désenchanté la gangrène. À bien d’autres égards les statues sont humaines
Et les hommes barbares.



La lumière a dégringolé des ajours, désolation des yeux en sternes mazoutées dont les contours achèvent un langage.
Animal encensoir que l’irrésolution sublime en volutes lactées.






Le crime eut un tempo parfait.

Ô que l’âme varie, ô que l’abîme est noir ! Aléas de l’histoire ou défaut de l’image, on vit se ramasser les convives repus.

Puis les époux se sont défaits.

Corps aussitôt rompus, ils erraient sans usage, une avarie de la mémoire, une acrimonie primitive en breloque autour de leur cou.



Comme des chandeliers dont la flamme vive s’ébroue, drapés de loques ambiguës dont l’étoffe brodée n’a de fil qu’un espoir que l’on endosse au débotté.



Ainsi, ces noces désossées, ces reliefs impromptus, dames interloquées, saisissantes, chétives, qu’un féroce hasard retient encor debout.



Ainsi ces géantes passives dont les griefs sont des bâtards, qui n’ont d’âme sous les verrous qu’au regard d’archives tronquées.



Ainsi cette biche véloce, tranchée dans son fief et prostrée , sans perspective au fond des yeux.






Le crime eut un effet curieux.

Sans curare au bout de la flèche, il a fallu prouver l’innocuité de l’artifice. On s’embarrassa de novices afin que soient vendue la mèche,

L’atroce beauté des adieux et l’oxymore invalidés.



Ô chœur divin de l’orgue aux arias défenestrées !

Ô liqueurs des calices

Et festins engloutis !





Délices interdits..

Amer régurgité.









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Nine, le 18 semptembre 2014

 

 

 

 

 

 

 

 

lundi 06 octobre 2014 11:10 , dans Mots


Les abattis y afférents

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Il ne tint qu’à un fil, un aveu sur l’ouvrage.


Un battement de cils au bord d’un coquillage, une broderie sur l’histoire.


Un marque-page enseveli sous les poussières de mémoire, le pétale froissé d’une âme anéantie..





Confetti de papier, phalène échevelée volant autour de la lumière, elle est cet à-peu-près dans le grand fourre-tout.
Un léger flou sur ses effets, la chimère est au rendez-vous
Inconnue fleurie des décombres
Où la pénombre s’insinue.


Abscisses ordonnées en leurres convenus, ce qui relève peu ou prou de l’évasion est une exhalaison de rêve à relativiser l’amer en nombre de grèves infâmes,


En ombres gênées sur le drame, en de vagues dames fardées que les nuages bleus résolvent.


Que de très sombres eaux dissolvent.








On fit de la mer un tombeau dont les voiles claquaient au vent dans un déferlement d’étoiles.
Puis on balaya les oiseaux.







Il fut question de quotidien, de ces aboutissants ne tenant plus à rien, abasourdis de cécité.
De ces atermoiements aux entractes tronqués, du silence sans qualité qui s’appesantit sur les choses.


Absence virtuose en costume de scène où se dénoue la trame, incohérence humaine où la marée déclame une prose asthmatique.


Le visage est un cloître aux harmoniques écorchés.


Paysage amputé de ses champs sémantiques,
Carnage inachevé sous une pluie démente, insondables remous aux goémons arraisonnés, prélude en deçà des tourmentes
Masque parcheminé d’immenses solitudes
Le mariage fut ajourné.


D’un éclat sauvage des yeux, il s’en fallut de peu que l’on en vînt au sang.







Tumultueusement


L’aile flapie d’un corps convalescent



Un adieu blême, sans époux




Un argument sur les genoux






Les abattis y afférents.

 

 

 

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Nine, le 7 septembre 2014

jeudi 02 octobre 2014 14:02 , dans Mots


Deux temps, trois mouvements

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Deux temps, trois mouvements, quatre lents violons aux premières lueurs, vains cors à dix-neuf heures.

Des balafres sur l’horizon qu’un vent violent, délétère, incline jusqu’à l’infini.

 

Les affres grises désespoir éliminent du paradis toute couleur à ses haillons, brisent les tenants de l’histoire. 

 

Songes de soieries et d’ormeaux, brève allitération sur la courbe d’un mot, brise de maux et d’or où dormir est un éventail.

 

Il n’est pas un soupir au hasard des ventaux qui ne faille et s’épuise.

 

Pas une pensée qui ne s’amenuise au fil d’un regard.

 

Détail oublié, menues oscillations des cils au passage des ans.

Douleurs affligées aux vertiges profonds, léger balancement de l’âme  en virages graciles.

 

Vague ambiguïté sur la gamme et l’être vacille et s’échoue, sur l’envers du drame, à genou.

 

Coquille avide de néant, d’éternité languide en acte obsolescent, l’être rompt, se rétracte.

Les pactes se défont à la faveur de la lumière.

 

Perle de verre où se réfracte l’éphémère, empire adolescent que réverbère l’avenir, le monde a des regrets que l’aube désavoue.

 

Le monde soigne ses effets, de l’abécédaire au tabou.

La suite s’en ira en pertes et profits, entre temps et mémoire.

Les restes seront asservis, dressés comme des ostensoirs.

 

Prières au destin, que veuille m’échoir l’embellie, la solitude est accessoire.

 

Les lointains déferlent en vagues fracassées contre l’habitude.

 

Incertitude sur le fil, quand les alibis de substance ont un rêve à revisiter.

Un objet de métamorphose, une tragédie de conscience.

 

 

Fragile identité qu’abîment des hordes sauvages.

 

 

Elles laissent sur leur passage un silence hors de portée, une inquiétude entre les mains, pâle visage inachevé, un pétale de rose aux nuances de sang.

 

Une ombre de tourment.

 

Quelque chose..

 

 

Puis rien.

 

 

 

 

 

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Nine, le 30 août 2014

 

mardi 30 septembre 2014 10:12 , dans Mots


Les bruissements de soi

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Que l’ivresse demeure !

Qu'inaudibles soient la désespérance,
L’absence et les pleurs..



Certaine pâleur, certain artéfact aux rives du cœur creusent le silence.
De l’énième sens à l’oubli, la caricature de l’acte a l’apparence du parfait. Les enjeux sont défaits sur un tapis de songes.


L’essence du mensonge emplit les souvenirs.


Sous les ronds de fumée l’allégresse est intacte, et juste la beauté. Un voile vaporeux tombe sur la mémoire.
Broderie de mouchoir aux initiales déliées, l’enfance est un pays curieux.


Une vague idée de l’histoire encombre l’esprit, brûle l’âme, hante le macadam, soulève la poussière et chasse les débris d’un univers sans tain.

Rêve enrubanné de satin, l’avenir est après la porte. Aile d’ange que vent emporte, on envisage les hauts cieux, les nuages crépusculaires.

On imagine, itinérant entre certitude et néant, des voyages interstellaires.


Entre l’altitude et l’abysse, entre le délice et l’effroi, glissent les bruissements de soi que déchire un patient murmure.





C’est le temps sur les murs, la faille irrésolue. La seconde absolue que la page retire à l’éphéméride transi, l’infini sillon d’une ride acheminée sur mon visage.

C’est l’éternel avoisinant l’espace d’une image à l’instant révolue.


Ce sont les guerres lasses, les baux épuisés.


Les signatures imitées pour une place au paradis, le tri sélectif des ordures.


L’aventure dans le fossé.


C’est la voix d’un amphithéâtre.


L’écho d’une vie achevée.


La valse-hésitation de l’âtre et le brasier rétif aux habits de pénombre.



Ce sont les chœurs de l’ombre.





À mon horloge interloquée, je dédie la présente prose.

Entre la souffrance et le cri quelque chose s’est égaré.






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Nine, le 13 août 2014

jeudi 25 septembre 2014 10:12 , dans Mots


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