Deux temps, trois mouvements

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Deux temps, trois mouvements, quatre lents violons aux premières lueurs, vains cors à dix-neuf heures.

Des balafres sur l’horizon qu’un vent violent, délétère, incline jusqu’à l’infini.

 

Les affres grises désespoir éliminent du paradis toute couleur à ses haillons, brisent les tenants de l’histoire. 

 

Songes de soieries et d’ormeaux, brève allitération sur la courbe d’un mot, brise de maux et d’or où dormir est un éventail.

 

Il n’est pas un soupir au hasard des ventaux qui ne faille et s’épuise.

 

Pas une pensée qui ne s’amenuise au fil d’un regard.

 

Détail oublié, menues oscillations des cils au passage des ans.

Douleurs affligées aux vertiges profonds, léger balancement de l’âme  en virages graciles.

 

Vague ambiguïté sur la gamme et l’être vacille et s’échoue, sur l’envers du drame, à genou.

 

Coquille avide de néant, d’éternité languide en acte obsolescent, l’être rompt, se rétracte.

Les pactes se défont à la faveur de la lumière.

 

Perle de verre où se réfracte l’éphémère, empire adolescent que réverbère l’avenir, le monde a des regrets que l’aube désavoue.

 

Le monde soigne ses effets, de l’abécédaire au tabou.

La suite s’en ira en pertes et profits, entre temps et mémoire.

Les restes seront asservis, dressés comme des ostensoirs.

 

Prières au destin, que veuille m’échoir l’embellie, la solitude est accessoire.

 

Les lointains déferlent en vagues fracassées contre l’habitude.

 

Incertitude sur le fil, quand les alibis de substance ont un rêve à revisiter.

Un objet de métamorphose, une tragédie de conscience.

 

 

Fragile identité qu’abîment des hordes sauvages.

 

 

Elles laissent sur leur passage un silence hors de portée, une inquiétude entre les mains, pâle visage inachevé, un pétale de rose aux nuances de sang.

 

Une ombre de tourment.

 

Quelque chose..

 

 

Puis rien.

 

 

 

 

 

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Nine, le 30 août 2014

 

mardi 30 septembre 2014 10:12 , dans Mots


Les bruissements de soi

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Que l’ivresse demeure !

Qu'inaudibles soient la désespérance,
L’absence et les pleurs..



Certaine pâleur, certain artéfact aux rives du cœur creusent le silence.
De l’énième sens à l’oubli, la caricature de l’acte a l’apparence du parfait. Les enjeux sont défaits sur un tapis de songes.


L’essence du mensonge emplit les souvenirs.


Sous les ronds de fumée l’allégresse est intacte, et juste la beauté. Un voile vaporeux tombe sur la mémoire.
Broderie de mouchoir aux initiales déliées, l’enfance est un pays curieux.


Une vague idée de l’histoire encombre l’esprit, brûle l’âme, hante le macadam, soulève la poussière et chasse les débris d’un univers sans tain.

Rêve enrubanné de satin, l’avenir est après la porte. Aile d’ange que vent emporte, on envisage les hauts cieux, les nuages crépusculaires.

On imagine, itinérant entre certitude et néant, des voyages interstellaires.


Entre l’altitude et l’abysse, entre le délice et l’effroi, glissent les bruissements de soi que déchire un patient murmure.





C’est le temps sur les murs, la faille irrésolue. La seconde absolue que la page retire à l’éphéméride transi, l’infini sillon d’une ride acheminée sur mon visage.

C’est l’éternel avoisinant l’espace d’une image à l’instant révolue.


Ce sont les guerres lasses, les baux épuisés.


Les signatures imitées pour une place au paradis, le tri sélectif des ordures.


L’aventure dans le fossé.


C’est la voix d’un amphithéâtre.


L’écho d’une vie achevée.


La valse-hésitation de l’âtre et le brasier rétif aux habits de pénombre.



Ce sont les chœurs de l’ombre.





À mon horloge interloquée, je dédie la présente prose.

Entre la souffrance et le cri quelque chose s’est égaré.






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Nine, le 13 août 2014

jeudi 25 septembre 2014 10:12 , dans Mots


Âme fantomatique

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En figure de proue j’avais une idée folle, en représentation d’envol j’avais souvent un peu de flou.



Nulle part et partout tout était creux, absence, équilibre précaire aux infinis silences.
Visages recueillis sous de fines paupières.


Brise sur l’eau des soirs d’automne, et les abîmes monotones
Ont des revirements sublimes.


Impossibles remous et flots tumultueux, ô rêves éblouis, quel est le vent qui vous anime ?
Où se déciment vos clartés ?


Je m’enivrais de tout, de hasards et de riens, j’avais en point de mire un visage en veilleuse aux cernes de rivière, à l’invisible empire, irréel quotidien, subtilité crémeuse où le fard se répand sur un lit de dormeuses.


Certitudes broyées sur l’autel du néant, indécision de l’être aux pâles sémaphores
Métaphores noyées sur le fil du rasoir, lorsque le ciel revenait noir de ses images renversées, pour renaître en âme voilée dans les eaux sauvages du port.


J’avais envisagé la rive où je déposerais mes songes
En intimité vaporeuse, en sillage, lente dérive, en mensonges revisités.


J’étais de toutes les marées toujours la plus vertigineuse.
Toujours la cruelle, incisive, aux incroyables fulgurances.





Le voyage fut une errance.
De coquillage en voie de fait, de faux-semblant en véhémence, il y eut quelquefois de fabuleux naufrages.
De très voluptueux effets au fil de plages incongrues.


Oisives, ambiguës, sans ambages ni cri, elles se résolvaient en nuances de gris à la première écume.
Sous les épais manteaux de brume un charivari d'oiseaux preux.
Spectacle ahurissant d’un brouhaha de plumes.
Vains et mystérieux, des navires de guerre aux voiles fantastiques.



Âme fantomatique allant au gré des mers, je traversais l’embrun ; fragrances et parfums distillaient leurs soupirs et leur crachin de solitude.




Désert de quiétude où se joue l’avenir, l’interlude est sans fin.




Sourire sans mémoire.




Corollaire du désespoir, je puis me reposer enfin.


 

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Nine, le 28 juillet 2014

samedi 20 septembre 2014 13:24 , dans Mots


Entrelacs et métamorphose

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On se retrouve alors soudain dans l’agilité des lumières.


La rotondité de la terre a disparu dans le lointain, l’instant est grave, la nuit brève où s’achève lente la vie que savent les yeux sous paupières.


Hardi les braves !
Toute voile enfin déchirée, on prouve le tiers et le quart par le hasard des cimetières.


On se débauche plus que tard et solitaire en fin de jeu, c’est trop peu de le dire et beaucoup de misère.
On véhicule heures durant les valises dépenaillées d’où sort un plastron de chemise, où l’on a remisé son corps, où baille un revers de fortune.


Que vaille la rancune et file la saison, il n’est jamais si tôt que bien avant l’aurore, la passion brûlera, les fétus sont de paille.
Chacune des raisons nous résout à mourir au fil de l’aventure.


Et chacun se rétracte dès le soir venu, les pactes sont défaits, nuls et non avenus, et les paris sont clos.


On se découvre alors une ombre dans le dos, suivant l’ombre devant, suant de peur et sans armure et l’échine un peu plus courbée.
La mine déconfite et le rêve envolé, la machine s’est détraquée, les erreurs ont le goût du drame.





On ne sait cependant ni comment démêler la trame, ni ce que le vent nous propose.
Mais on choisira quelque chose entre la rose et le tourment, entrelacs et métamorphose.


Entre l’écume et le cambouis se trouve la beauté de l’âme, une plume envolée sur un ciel d’organdi, un nuage versé sur un chiffon de soi, un trésor déplié qu’on emmène en voyage, un indéfinissable émoi, un souvenir dans son sillage.


Anfractuosité dans le tissu, simple bévue sur une mer étale et se bitume l’horizon. On souffre en dessous des haillons, le cauchemar à fond de cale.


Voiles au creux de nos regards, adieu l’amer et l’océan


Adieu les soleils incendiés


Les ciels déments


Les riffs d’étoiles.





Toute amarre larguée, nous irons de l’azur au plus pur des brouillards.







 

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Nine, le 18 juillet 2014

mercredi 17 septembre 2014 08:08 , dans Mots


Vague verte liqueur

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En grande pompe tu reviens, mieux vaut la paire que l'idiome, et point n'est besoin d'un binôme alors qu'elle est là, en soutien , qu'elle rompe ou pas le tracas je la sais sans jamais d'envers et lui jure un rat solitaire.
Parjure ou tréfonds de misère, on a bu la liqueur des verres.
Si tu sous-entends sinécure, elle attendra le triste sort, biture juste avant l'aurore et merci
Besoin de consorts
Au secours et pâle ressort !


Merci mon cœur, que le bien te délasse
Fasse un soleil de tout amour, que le malheur soit sans disgrâce !



Ô qu'un seul mot limpide, qu'un insipide râle ait l'heur et la manière au firmament d’une hivernale, nous ne sortirons pas des congères.
bruit sec de l’opercule et voyage liquide, dès le vautour alors jusque aux lueurs du crépuscule, elle et toi nous étions certaines, puis vint le jour où tout divague, où la vague verte liqueur s'est répandue, brûlante et vaine.
En mon for un corps saigne.



Raconte pas ta vie ni pourquoi tu m'enseignes, je suis double parfois, elle a ce désarroi planté sur vos avis ; écris encore et crie. Les parcelles du tout se dénouent en querelle.



Les consolations de consœurs me vont droit au cœur et basta ; sans pli ni peur ou passion, que le vent d'évasion te va !


Allons allons ma sœur, écoute monseigneur, écoute aussi ton cœur, merci pour la leçon de derrière les fagots.


Nous nous régalons du propos, de la substance et de la chair, que n’écopent ni la misère et ni la loi. Pauvre alibi, redresse-toi hors la teneur et prends la pose.


Merci pour la beauté des choses.
Merci pour les réminiscences.
Merci pour l'erreur et la guerre.
Et merci pour l'argent du beurre, il était rance et le sein dôme.



J’écopai de tout le syndrome, mal m'en prit, je suis sourde à certains palindromes..


Je pris le tout tel qu'il m’advint ainsi que m'échoue le délire.
Si tu vis telle qu'en moi même on se satisfera de peu, l’étincelle jaillie du feu parsème de l'or et du roux.


J’eus la cerise en point de mire
Suivie des miettes du gâteau.
L'esprit se nourrit de scories, je vous remercie et m'avoue.


Je n'ai ni froid ni peur, ni recours à l'aloi, rien ne vaut qu'on se pende.



Pose la pierre



Pense la croix


Nulle proie ne requiert de soi


Sinon la noix



Sinon l'amande.


 


 

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Nine, le 26 mai 2014

 

jeudi 04 septembre 2014 10:27 , dans Mots


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